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L’imposant défi asiatique que représente l’intégration de la Corée du Nord est un enjeu d’ordre régional, pour des États comme le Japon et la Chine, ainsi qu’une question d’ordre international. Notamment, la volonté de voir la Corée satisfaire aux normes internationales fait partie des priorités de l’ONU en Asie, cela malgré les échecs récurrents de dialogues institués entre les deux Corée et les médiateurs nommés par l’ONU. Il est aisé de croire que la situation est au mieux grâce au changement de régime, détenu dorénavant par l’illustre Kim-Jong Un, un dirigeant marginal ayant été éduqué en Suisse. Qu’en est-il réellement?

Les récents échanges « épistolaires »  amicaux entre le dirigeant nord-coréen et Dennis Rodman, un proche de la paradiplomatie américano-coréenne, sont une forme d’ouverture selon certains, un exemple d’hypocrisie selon d’autres. Pour l’instant, la situation sociale des Nord-coréens continue à inquiéter. Le dossier relatif à la liberté de presse et aux libertés individuelles est d’ailleurs traité en ce moment-même au Conseil des Droits de l’Homme de Genève.

Déjà, en août, l’ONU mandatait une enquête tenue en Corée du Nord afin d’étudier les cas de violations des droits de l’Homme. Les enquêteurs ont dû travailler à partir de Seoul, en Corée du Sud, pour des raisons de protection et de disponibilité des témoins. À la suite de l’enquête, le président de la commission mandatée, Michael Kirby, s’est  prononcé ainsi : « Ce que nous avons vu et entendu au cours des derniers jours à Seoul, […] exige une réponse de la part de la communauté internationale. Il ne suffit pas de se contenter de rédiger un énième rapport de l’ONU. Aujourd’hui, les dirigeants et les gouvernements doivent répondre de leurs actes et rendre des comptes.».

La volonté claire de l’ONU de sévir vis-à-vis les violations de Droit de l’homme Viagra Online de la Corée du Nord, additionnée des frasques plutôt originales de Rodman avec le dirigeant nord-coréen pourraient, étonnement, permettre au dossier de progresser un peu plus. L’ONU prépare d’ailleurs une initiative dédiée aux enfants dont les droits sont bafoués en Corée du Nord. Selon la troisième convention, qui sera déposée en avril lors de la dixième ratification de la convention, il sera possible aux enfants d’avoir accès à un recours individuel ou de groupe afin de déposer une plainte auprès de l’ONU. Évidemment, la procédure se promet d’être lente et laborieuse, à l’instar des travaux entrepris d’habitude par l’ONU.

Il est légitime de se demander quelles dispositions juridiques possède l’ONU à l’heure actuelle pour réellement pénaliser une Corée du Nord qui n’est pas même apte à mener des relations bilatérales avec un autre pays. Le drame, lui, continue avec les quelques 1500 réfugiés qui, chaque année, transitent vers le sud et grossir les rangs des dissidents.

Ce chiffre est en baisse, ce qui n’est en rien positif, car cela témoigne de la rigueur plus soutenue du nouveau dirigeant en termes de politique domestique. En effet, selon le journal Le Monde, ils étaient plus du double à quitter pour la Corée voisine, avant la prise du de Kim-Jong Un, il y a un peu plus de deux ans. Ce resserrement de contrôle du parti, de même que la résurgence des camps de travaux forcés, concrétisent encore un peu plus les inquiétudes internationales concernant les droits de l’Homme, en plus de soulever les questionnements concernant un éventuel conflit. Pour l’instant, La communauté internationale attend le dépôt du rapport mené par M. Kirby de même que les suites légales de la troisième convention de l’ONU.

– Étienne O.

 

photo: jfjwak, Flickr Creative Commons

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